Rédaction des paroles de “Living in the city” par TOMOMI (UtaNet)

“Ça fait plus de 10 ans que j’ai quitté la campagne de la préfecture de Hyogo pour m’installer à Tokyo, et il y a quelques magasins que je qualifierais comme mes incontournables. (…) Je veux vivre une vie saine et palpitante à ma Tokyo bien aimée pour toujours.”

Je veux vivre une vie saine et palpitante à ma Tokyo bien aimée pour toujours.

La nouvelle chanson de SCANDAL “Living in the city” sortira le 3 juin (NdT : 2020). Cette chanson, écrite paroles comme musique par leur bassiste TOMOMI et en même temps que l’élaboration de leur dernier album Kiss from the darkness, est un morceau doux qui dépeint avec tendresse la vie normale, de tous les jours, à Tokyo. Veuillez profiter de cette nouvelle chanson qui a été enregistrée par les membres de SCANDAL pour la première fois chez elles !

La rubrique d’aujourd’hui est une rédaction de paroles réalisée par TOMOMI, qui a écrit les paroles et la musique de cette nouvelle chanson. Ce qu’elle y a énoncé amène aux émotions qu’elle lie au fait de “vivre en ville”, et à sa vie de tous les jours à Tokyo. La période d’auto-confinement durant depuis maintenant un certain temps, y a t-il un endroit ou une personne qui vous ont fait redécouvrir des sentiments ? Veuillez garder cet endroit ou cette personne chéris en lisant cette rédaction.

~Rédaction des paroles : “Living in the city”~

Ça fait plus de 10 ans que j’ai quitté la campagne de la préfecture de Hyogo pour m’installer à Tokyo, et il y a quelques magasins que je qualifierais comme mes incontournables. L’un d’eux est “Pretty Things”, un petit café le long de Komazawa Koen-dori.

En ouvrant les portes vitrées, je suis enveloppée par le parfum du café fraîchement moulu et par le son d’un disque vinyle passant sur une sonorisation manifestement très soignée. Ce jour-là, c’est Daryl Hall & John Oates qui passent. C’est la chanson que mes chers De La Soul ont samplé. Mon corps bouge tout seul, et je suis au septième ciel.

Je me dirige en dansant vers le comptoir qui est à seulement cinq pas, et le même petit gars ou la mignonne dame prennent comme toujours ma commande. Il y a trois types de grains de café au choix. De ceux-là, je choisis ceux d’Éthiopie, qui, on raconte, ont une forte acidité. Je prends toujours ceux d’Éthiopie. Je prends aussi un toast au miel. C’est ma commande habituelle.

J’ai plein de raisons d’aller au “Pretty Things” : les grains de café éthiopiens et le toast au miel ; Hall & Oates, bien sûr ; et aussi parce que tout ce qu’on y trouve me met toujours dans la meilleure des humeurs.

Des sols carrelés de motifs géométriques, des articles divers et uniques, des magazines culturels, leur propre ligne de vêtements. Ce magasin, justement fait de jolies choses, est un sérieux allié qui m’emballe du matin au soir, et me procure beaucoup de conscience.

Revenons donc au petit gars brièvement apparu au comptoir plus tôt. Ce petit gars est le propriétaire et la personne grâce à qui les cafés de Tokyo ont connu un essor à la fin des années ‘90.

Bien sûr, étant donné que je suis de la campagne, je n’en savais alors rien et je l’ai appris plus tard seulement, mais il semblerait qu’il n’y ait pas une seule personne tenant un café qui ne le connaisse pas. C’est bluffant.

Toutefois, il est toujours amical et chic. Oui, les personnes vraiment géniales ne montrent pas à quel point elles le sont. Même si elles ne le montrent pas, les gens ayant cette même sensibilité se réunissent naturellement à leurs côtés.

Les personnes se rendant au “Pretty Things” sont – comment dire – celles qui travaillent dur à Tokyo, s’en donnent à cœur joie, et estiment qu’elles peuvent se permettre d’enfin partir après avoir traversé toutes sortes d’expériences. Ce sont des adultes amoureux qui s'imprègnent de la culture tokyoïte. C’est extravagant, inéluctable et admirable.

Je bois mon café éthiopien en contemplant tout ça. Pour tout vous dire, je n’arrivais pas à boire du café il y a encore quelques années. C’était trop amer pour moi. Cependant, quand j’ai voulu essayé d’en boire pour vivre comme ces gens que j’admire, je me suis retrouvée à l’adorer en un rien de temps. Et il y a eu plein d’autres exemples comme ça au cours de ces 10 dernières années. Ma vie quotidienne à Tokyo a beaucoup contribué à faire de moi qui je suis aujourd’hui.

Quand j’avais tout juste emménagé à Tokyo, je me sentais solitaire et sur le point d’être abandonnée si je ne m’activais pas chaque jour ou travaillais extrêmement dur. Mais, avant que je m’en rende compte, c’est devenu un endroit qui me donne envie de dire, “Je suis à la maison”. J’aime Tokyo. C’est confortable.

Tokyo, qui a dû faire face à un auto-confinement à cause du coronavirus, a eu des mesures d’état d’urgence qui ont été levées le 25 mai. Ça fait deux mois que je n’y suis pas allée, mais je pense bientôt retourner rendre visite au petit gars, à Hall & Oates, et je prendrai un café éthiopien et un toast au miel en regardant des choses.

Il y a beaucoup de moments où mon cœur était comme éreinté durant la période d’auto-confinement. Mais, ce magasin est un sérieux allié qui m’emballe du matin au soir, et me procure beaucoup de conscience. J’adopterai ce nouveau mode de vie et ne relâcherai pas mes efforts pour me laver les mains et me gargariser. Je veux vivre une vie saine et palpitante à ma Tokyo bien aimée pour toujours.

Gatien Sibieta |

Gatien, 20 ans – Musicen/ne autodidacte, mélomane

J'ai découvert SCANDAL le 26 mars 2020 avec Masterpiece, alors que j'avais plus que jamais besoin de la bonne humeur et de l'honnêteté émotionnelle et artistique qui fait toute la beauté de SCANDAL. Les bonnes ondes qu'elles partagent peuvent parler à tout le monde, car la frontière linguistique n'est qu'une illusion qui n'attend que d'être brisée par l'enthousiasme de fans du monde entier. Chez SCANDAL★FRANCE, nous contribuons à vous le prouver !

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